Non, vous n'allez pas prendre du poids cet été
- 15 juil.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 3 heures

Chaque année, c'est la même angoisse qui refait surface dès les beaux jours : les apéros entre amis, les glaces sur la plage, les repas de vacances en famille... et cette petite voix qui murmure que tout ça va forcément "se voir sur la balance" à la rentrée.
Bonne nouvelle : la science raconte une histoire beaucoup plus rassurante que celle qu'on se répète en boucle. Voici pourquoi quelques écarts pendant l'été ne perturbent pas votre équilibre annuel — et pourquoi cette saison pourrait même jouer en votre faveur.
J'espère que cet article permettra de vous rassurer afin que vous puissiez profiter à 100% de votre été sans culpabilité !
Le mythe des "kilos de vacances"
L'idée est tenace : quelques jours de repas copieux suffiraient à faire grimper la balance de plusieurs kilos, qu'il faudrait ensuite "rattraper" pendant des semaines. Du coup on se prive et bonjour frustration ! Ou bien "foutu pour foutu" on se lâche puis on culpabilise.
C'est exactement le même récit que celui qu'on entend chaque hiver au sujet des fêtes de fin d'année — et les chercheurs s'y sont justement intéressés de près, avec des résultats qui contredisent largement cette croyance populaire.
Une étude de référence publiée dans le New England Journal of Medicine a suivi 195 adultes sur plusieurs mois, en mesurant leur poids avant, pendant et après la période des fêtes. Le constat a surpris jusqu'aux chercheurs eux-mêmes : le gain de poids moyen sur toute la période n'était que d'environ 0,37 kg — très loin des 2 à 3 kg souvent évoqués dans les médias.
Ce résultat n'est pas isolé. Une étude internationale menée sur près de 3000 participants aux États-Unis, en Allemagne et au Japon, utilisant des balances connectées pour un suivi objectif, a retrouvé une variation moyenne de seulement 0,3 à 0,6 % du poids corporel sur des périodes de forte tentation alimentaire.
Autre élément à garder en tête : une partie de cette prise de poids "immédiate" ressentie après un repas copieux n'est même pas de la graisse. Il s'agit surtout d'eau et de contenu digestif, qui disparaît naturellement en quelques jours une fois les habitudes normales reprises.
Pourquoi l'impact est si limité de la prise de poids en été
Le corps humain ne fonctionne pas comme une calculatrice qui additionnerait chaque calorie en trop. Il régule en permanence son bilan énergétique sur la durée. Un barbecue, un week-end entre amis ou même deux semaines de vacances ne représentent qu'une infime fraction de l'équilibre alimentaire d'une année entière.
Ce qui pèse réellement dans la balance, ce sont les habitudes tenues la majorité du temps — pas les quelques occasions où l'on se fait plaisir sans compter.
Le vrai danger n'est pas l'écart, c'est le stress qu'il génère
C'est sans doute le point le plus important, et le moins connu. Des chercheurs (Tomiyama et ses collègues) ont étudié l'effet du stress lié à la restriction alimentaire et ont montré que la privation et la culpabilité augmentent la production de cortisol, l'hormone du stress — elle-même associée à la prise de poids et au stockage de graisse abdominale.
Autrement dit : culpabiliser après un écart, se priver en réaction, ou vivre l'été dans l'angoisse de "craquer" est probablement plus délétère pour votre équilibre que l'écart en lui-même. Le cercle vicieux restriction-culpabilité-compensation est un facteur de prise de poids bien documenté, alors que le plaisir alimentaire ponctuel, lui, ne l'est pas.
Alors que justement pendant vos vacances vous êtes bien souvent moins stressée, donc votre corps stocke moins. On a davantage le temps de manger en conscience, et on grignote parfois moins car nous sommes occupées toute la journée.
Le bonus dont on parle rarement : l'été, on bouge naturellement plus
Autre argument en faveur d'un été serein : plusieurs études utilisant des podomètres et des accéléromètres montrent que l'activité physique quotidienne augmente naturellement pendant les mois chauds, sans effort conscient particulier.
Des cohortes suivies au fil des saisons enregistrent systématiquement davantage de pas en été et au printemps qu'en hiver. Une étude menée sur des adultes a même mesuré une hausse d'activité totale équivalente à environ 50 minutes supplémentaires par jour chez les hommes en été par rapport à l'hiver. Marche, vélo, baignade, jardinage, jeux en extérieur : les journées plus longues et la météo plus clémente poussent à bouger davantage, ce qui contribue naturellement à équilibrer les apports plus généreux de la saison.
Ce qui compte vraiment pour l'équilibre annuel
Si la prise de poids durable existe bel et bien chez de nombreux adultes au fil des années, les recherches indiquent que ce ne sont pas les périodes de plaisir assumé qui en sont la cause principale, mais plutôt l'accumulation de stress chronique et les cycles répétés de restriction et de compensation. Autrement dit : ce n'est pas l'été qui menace votre équilibre, c'est la manière dont on le vit mentalement.
Comment se sortir de ces pensées
Et j'ai la solution pour que vous puissiez enfin retrouver une relation saine et sereine avec l'assiette et donc avec votre corps : la psychonutrition.
C'est un outil qui me tenait à coeur au vu du nombre de femmes qui ont un comportement problématique avec l'alimentation : privation, suivi souvent de compensation.
Je veux que vous appreniez enfin à vous lâcher la grappe, et à vous aimer.
Et pour cela il faut retrouver certains mécanismes perdus comme par exemple la connexion à la sensation de faim physique, la sensation de satiété, comprendre et accepter ce qu'est un poids d'équilibre et ses variations, retrouver de la conscience dans sa prise alimentaire.
A la fin on mange à peu près tout ce que l'on veut sans problème !
Alors cet été, profitez du repas de famille, de la glace sur la plage et de l'apéro entre amis. Votre corps sait faire la balance — à condition qu'on le laisse faire, sans culpabilité inutile.

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