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Le mythe de la productivité : pourquoi lâcher prise n'est pas un échec

  • 15 août
  • 4 min de lecture

Vous cochez les cases. Vous tenez vos listes de tâches. Vous jonglez entre le travail, la famille, les obligations, et vous trouvez encore le temps de "faire les choses bien". Et pourtant, quelque chose ne va pas : cette sensation de courir en permanence sans jamais vraiment avancer, cette fatigue qui ne part pas même quand vous êtes sur tous les fronts.

Et si le problème n'était pas que vous n'en faites pas assez, mais que vous avez appris à mesurer votre valeur à ce que vous produisez ?


reposer son système nerveux

D'où vient cette obsession de la productivité


On grandit dans une culture qui valorise le "faire" au détriment de "l'être". Être occupée devient presque une preuve de valeur. Répondre vite, être disponible, gérer plusieurs choses à la fois : tout ça est valorisé socialement, professionnellement, parfois même familialement.


Pour beaucoup de femmes, cette pression est décuplée : gérer le foyer, la charge mentale, la carrière, les enfants, le lien social — souvent en même temps, souvent sans que ce travail invisible soit reconnu.

Le repos, dans ce contexte, peut vite ressembler à un luxe qu'on ne s'autorise pas, ou pire, à une faiblesse que l'on s'autorise que très rarement, éventuellement lors de nos vacances. Le résultat : on associe inconsciemment ralentir à échouer ou "être incapable".


Le corps ne fonctionne pas en mode "toujours plus"


Sur le plan physiologique, ce fonctionnement a un coût réel. Un système nerveux constamment sollicité, sans phases de récupération, finit par s'épuiser. Le cortisol reste élevé en continu, le sommeil devient plus léger et moins réparateur, la digestion se dérègle, l'immunité baisse.

Le corps envoie des signaux — fatigue chronique, troubles du sommeil, tensions, irritabilité — que l'on a souvent appris à ignorer ou à masquer avec encore plus de café, encore plus d'organisation, encore plus de contrôle.


Le cercle est vicieux : plus vous êtes fatiguée, plus vous avez l'impression de devoir compenser en en faisant plus, ce qui épuise davantage votre système nerveux.

Vous êtes alors en mode survie jusqu'à parfois le "burn out" comme je l'observe souvent en consultation.


Lâcher prise n'est pas renoncer


Il y a une confusion fréquente autour du lâcher-prise : on l'assimile à de la paresse, à un abandon, à un manque d'ambition. En réalité, lâcher prise, c'est arrêter de vouloir tout contrôler en permanence. C'est accepter que tout ne dépend pas de vous, que tout ne doit pas être parfait, et que votre valeur ne se mesure pas au nombre de tâches accomplies dans une journée.


Ce n'est pas un renoncement. C'est une manière plus juste et plus durable de fonctionner — pour votre corps, pour votre mental, et paradoxalement, pour votre efficacité aussi. Un système nerveux apaisé prend de meilleures décisions, se concentre mieux, récupère plus vite qu'un système en état d'alerte permanent.

Et pour que cette récupération soit efficace, il faut qu'elle soit régulière.


Comment commencer à desserrer l'étau


Le changement ne se fait pas en un jour, mais quelques pistes concrètes permettent d'amorcer le mouvement :


Repérez vos signaux d'alerte personnels. Irritabilité, fatigue qui ne passe pas, troubles du sommeil, tensions physiques : apprenez à reconnaître les signes qui indiquent que votre système nerveux a besoin de souffler, avant l'épuisement complet. Arrêtez de vouloir à tout prix faire du sport, acheter des compléments alimentaires ou des cures minceur miracle. Commencez par prendre soin de votre système nerveux en lui accordant de vraies pauses !


Questionnez la charge que vous vous imposez. Toutes les tâches de votre liste ont-elles vraiment besoin d'être faites aujourd'hui, par vous, et parfaitement ? Faire la différence entre l'urgent, l'important et ce que vous vous imposez par habitude change beaucoup de choses.

N'hésitez pas à déléguer à vos partenaires, enfants, collègues, ... Vous verrez que les choses peuvent aussi bien se faire par d'autres que vous.


Introduisez des micro-pauses réelles. Pas des pauses "productives" (scroller son téléphone en mangeant), mais de vraies respirations : marcher sans objectif en observant votre environnement, respirer profondément, s'asseoir sans rien faire quelques minutes, faire une sieste, dessiner. Ces moments, même courts, envoient un signal clair de sécurité à votre système nerveux.


Redéfinissez ce que "réussir sa journée" veut dire. Une journée réussie n'est pas forcément une journée où tout a été accompli. C'est aussi une journée où vous vous êtes respectée, où vous avez écouté vos limites.


Se sentir bien ne devrait pas demander autant d'efforts


L'objectif n'est pas de basculer dans l'inaction, mais de retrouver un équilibre où l'action et le repos ont chacun leur place, sans culpabilité. C'est un vrai travail de fond — sur les habitudes, sur le rythme de vie, parfois sur des déséquilibres physiologiques qui entretiennent cette fatigue et cette difficulté à relâcher.


C'est exactement ce que nous pouvons explorer ensemble en consultation : comprendre ce qui, dans votre rythme actuel, entretient cette pression permanente — et construire, à votre rythme et sans prise de tête, un fonctionnement plus doux et plus durable.


Envie d'en discuter ? Je propose des consultations au cabinet à Toulouse ainsi qu'en visio, où que vous soyez.


Consultation "Les bases"
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